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Interview avec François Pasquier, fondateur du Dîner en Blanc de Paris

Le 3 juin prochain, le Dîner en Blanc fêtera son 30e anniversaire. À l’approche de cet événement, François Pasquier, fondateur et organisateur du Dîner en Blanc de Paris, revient sur toutes ces années de célébration et nous révèle au passage quelques anecdotes.

Vous avez créé le Dîner en Blanc en 1988, il y a maintenant 30 ans. Quelle était l’idée de départ et comment vous est-elle venue ?Francois Pasquier

Nous avons vécu, ma famille et moi, plusieurs années à Tahiti dans les années 80. À notre retour à Paris, nous avions envie de faire la fête avec nos amis pour marquer le coup. Notre jardin étant trop petit, nous avons décidé d’aller pique-niquer au Bois de Boulogne. Et, pour être reconnaissables, nous avons convenu de nous habiller en blanc. Le dîner a été une telle réussite que nous avons remis ça l’année suivante, puis l’année suivante... Jusqu’à ce qu’un jour on atteigne le millier de convives, puis bien plus encore!

Le concept a-t-il évolué en trente ans ?

La base est restée exactement la même : un rassemblement entre amis. Nous avons, au fil des années, accentué le côté vestimentaire blanc et élégant afin de donner du piquant au jeu et nous privilégions toujours la qualité du Dîner par rapport au spectacle. En fait, le spectacle c’est le Dîner lui-même.  Nous sommes maintenant entre 8 000 et 12 000 invités chaque année dépendamment du site où il se déroule. Le lieu est toujours maintenu secret. Ni la police ni les invités ne le connaissent. Nous n’avons jamais demandé d’autorisation aux autorités, et, en trente ans, il n’y a pas eu le moindre incident.

Quel a été votre plus beau Dîner en Blanc ?

À Paris, j’ai particulièrement aimé celui du parvis de Notre-Dame. Sans doute parce que c’est un lieu sacré, j’étais très ému devant ce grand rassemblement. De plus, nous avons eu la bénédiction de l’archiprêtre de la cathédrale avec son porte-voix. Pourtant, il n’était pas au courant de notre arrivée. À l’étranger, le Dîner en Blanc de Singapour (2012), qui s’est tenu au pied de l’hôtel Marina Bay Sand, était grandiose. Celui de Los Angeles (2013) était également inouï.  Mais bien sûr, les bons souvenirs sont essentiellement liés à la présence et à la qualité des personnes avec qui on vit ces grands moments.

Parmi les habitués, comptez-vous des personnalités ?

Oui, bien sûr! Mais je ne vous dirai pas leurs noms! Ça fait partie du concept. Tout le monde peut participer, mais chacun doit rester simple et oublier et faire oublier son statut social. De fait, pendant ce dîner, nous sommes tous égaux et il n’y a de traitement de faveur ni pour les personnes fortunées ni pour les célébrités.
 

Comment expliquez-vous le succès de l’événement à l’échelle planétaire ?

Les choses les plus simples, telles l’amitié, sont toujours universelles. Et toute manifestation qui véhicule l’idée de partager et d’échanger durant un repas peut se décliner dans tous les pays du monde. Il suffit de lui donner un nom. Ce nom aujourd’hui c’est Dîner en Blanc. Mais c’est à mon fils Aymeric et à son équipe que revient le mérite d’avoir compris cela et d’avoir pensé à exporter ce concept à l’international. Il a su, dans un premier temps, trouver la formule qui convient aux pays anglosaxons, puis à tous les continents.

Au mois de juin, le Dîner en Blanc fêtera son 30e anniversaire à Paris. Que prévoyez-vous pour cette édition spéciale ?

Nous attendons entre 5 000 et 10 000 personnes en provenance de l’étranger. Nous serons au total entre 20 000 et 30 000 personnes. Il y aura une trentaine d’orchestres, car le Dîner en Blanc compte de très nombreux musiciens. Pour le reste, je n’en dis pas plus! L’événement doit garder sa part de mystère!

En trente ans, vous avez dû accumuler beaucoup de souvenirs. Racontez-nous quelques anecdotes.

C’était en 1991, je crois. Nous avions fixé le départ de nos 30 bus sur l’esplanade des Invalides afin de nous rendre sur un site situé rive droite, ignorant que nous nous trouvions au-dessus du plus grand commissariat de police de Paris. Les policiers sont venus spontanément nous demander quelle était notre destination, ce à quoi nous avons répondu que ça ne devait pas les intéresser. Ils ont alors décidé de nous empêcher de partir, prétextant qu’il y avait des manifestations et que nous risquions d’ajouter de la confusion à une situation déjà complexe. Nous avons alors commencé à dresser les tables un peu dans le désordre autour des bus. La situation devenait cocasse, mais assez difficile à gérer pour les forces de l’ordre. Le préfet de police de Paris a eu alors l’excellente idée de nous faire accompagner par des voitures et motos de police, toutes sirènes et gyrophares dehors, au Champ-de-Mars au pied de la tour Eiffel. Je vous laisse imaginer l’ambiance dans les bus et la tête des parisiens voyant défiler un tel cortège...

Quelques années plus tard, au Trocadéro, une jeune femme a jeté à la fin du dîner sa poubelle dans un conteneur prévu à cet effet, ne se rendant compte que quelques minutes après que sa belle bague de fiançailles était partie avec. Elle a appelé à l’aide tous les dîneurs qui étaient encore autour d’elle. Quelques badauds parisiens ont alors eu le spectacle inouï de voir une centaine de personnes un peu fatiguées, mais toutes de blanc vêtues et fort élégantes s’affairer au-dessus de sacs à ordures. Et puis miracle.... la bague a été retrouvée!

Comment envisagez-vous l’avenir ?

Eh bien, c’est sans doute la dernière fois que je m’occupe personnellement de l’organisation du Dîner en Blanc de Paris. Jusqu’à présent nous avons toujours été une équipe de dix personnes. Personnellement, je vais passer la main à quelqu’un qui aura l’âge que j’avais lorsque nous avons commencé, c’est-à-dire une quarantaine d’années. Ce qui est important pour moi, c’est que l’on conserve l’esprit qui s’est forgé au cours de ces 30 années de bonheur. Le Dîner en Blanc doit rester avant tout une réunion entre amis. Mais une réunion ouverte vers les autres et non pas refermée vers l’entre soi. Une réunion où le partage, la bonne humeur et l’élégance soient le catalyseur d’un soir et l’espoir du monde de demain...

Texte : Diane Stehlé

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